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Violation de données : la CNIL sanctionne FREE MOBILE et FREE

Le 13 janvier 2026, la CNIL a sanctionné FREE MOBILE (27 M€) et FREE (15 M€) à la suite d’une violation de données ayant exposé les informations personnelles de 24 millions d’abonnés via un accès frauduleux au VPN. L’autorité a retenu plusieurs manquements au RGPD : conservation excessive de données de contrats résiliés, mesures de sécurité insuffisantes pour prévenir et détecter les accès non autorisés, et information incomplète des personnes concernées quant aux conséquences de la violation et aux mesures correctives mises en œuvre.

Orange et la Banque populaire du Nord reconnues fautives dans une affaire de piratage de messagerie électronique

Le tribunal judiciaire de Lille a condamné, le 14 octobre 2025, la Banque populaire du Nord et Orange à rembourser 17 500 € à la suite d’une fraude par substitution d’IBAN. La justice a retenu un manquement au devoir de vigilance pour la banque, qui n’a pas détecté les incohérences évidentes du RIB falsifié, ainsi qu’un défaut de sécurisation des services de messagerie pour Orange, dont les protections insuffisantes ont permis l’intrusion du cybercriminel.

Cyber-gouvernance : quand les dirigeants d’entreprise font face au défi crucial de la sécurité numérique

La hausse massive des cyberattaques fait de la cybersécurité une responsabilité centrale pour les dirigeants. Les cadres juridiques européens (RGPD, DORA, NIS II) renforcent fortement leurs obligations : mise en place de mesures de protection, supervision des risques, contrôle des prestataires, et implication personnelle des organes de direction. Les sanctions peuvent être très lourdes : amendes élevées, responsabilité individuelle, suspension, voire poursuites pénales. En France, les dirigeants peuvent aussi être tenus civilement et contractuellement responsables en cas de manquement.

Caméras dissimulées : la CNIL sanctionne la SAMARITAINE

Le 18 septembre 2025, la CNIL a infligé une amende de 100 000 euros à la société SAMARITAINE SAS pour avoir dissimulé des caméras dans les réserves du magasin. Installés en août 2023 sous forme de détecteurs de fumée, ces dispositifs enregistraient également le son, captant ainsi des conversations entre salariés. Découvertes un mois plus tard, les caméras ont rapidement été retirées, mais la CNIL a jugé le procédé contraire aux principes de loyauté, de minimisation et de transparence du RGPD. Elle a rappelé qu’une surveillance cachée ne peut être justifiée que dans des circonstances exceptionnelles et qu’elle doit toujours respecter la vie privée des employés.